Nividic.

Pays : France Région : Finistère Nord
Phare actuel.


Caractéristiques générales (*):
Situation : Ouessant
Latitude / Longitude : 48°26’44'' N - 05°09’03'' W
Monument classé : inscrit au titre des monuments historiques le 31/12/2015.
Gardienné : non.
Visitable : non.
NGA / Admiralty : 113-0020 / A1846
Construction (*):
Année de construction : 1912 - 1936.
Matériaux : béton
Architecte : ingénieurs en chef Pigeaud et ordinaire Montigny.
Entrepreneur : Heurté.
Couleur : voir texte.
Hauteur : 35,55 m.
Forme : tour octogonale.
Nombre d'étages : -
Nombre de marches : -
Habitation : non.
Eclairage (*):
Optique : lentille horizon, focale 0,25 m.
Lampe : halogène.
Puissance : 40 W.
Code : V.Q.(9)W. - période 10s.
Couleur : blanche.
Visibilité : 10 milles.
Hauteur de la lampe : 32.70 m.
Hauteur sur mer : 32,70 m.
Premier éclairage : 1936.
Electrification : 1936.
Automatisation : 1936.
Désactivé : -
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Un peu d'histoire.

Dès 1910, il est décidé de construire un phare sur le rocher le Leurvaz an Ividig. Dans la foulée, il est question d’utilisé l’équipe qui a construit la Jument. Equipe expérimentée dans la construction d’un phare en mer. Les travaux sont entamés en été 1912.

Le projet consiste en une tour octogonale surmontée d’un feu et d’un signal sonore. La particularité de ce phare est qu’il est prévu, depuis le début, de fonctionner sans gardien et commandé depuis le Creac’h.

La construction avance bien et n’est pas interrompue par la guerre. Le problème qui reste en suspens est son alimentation. Une pose d’un câble électrique sous-marin n’est pas possible sur les 900 m de distance le séparant du phare du Créac’h. En jeu, le prix du câble et son maintien dans cet environnement.

Le subdivisionnaire Croton suggère en 1923 la construction de 2 pylônes en béton armé, ils sont nommés Konku et Kerzu. Ceux-ci supporteraient le câble électrique et, durant les travaux, supporteraient un transporteur permettant le passage des ouvriers et du matériel. Plus tard pour la maintenance.

Il est mis en service en 1936 soit 24 ans après le début des travaux et pour une durée de 4 ans. L’armée allemande éteint tous les phares de l’île.
Laissé à l’abandon, les câbles sont ne sont plus utilisables. L’accès au phare est difficile. Sans alimentation électrique, seul le feu de secours est utilisable. Il fonctionne au gaz. Sans entretien, son fonctionnement est aléatoire. L’alimentation en gaz est aussi un problème.
Il faudra attendre 1953 pour le placement d’un nouveau câble électrique. Mais l’usage du feu pose de nombreux problèmes, en cause la fiabilité de l’installation et l’accès rendu difficile par le mauvais temps.
En 1958, une plateforme d’atterrissage est installée au-dessus de la lanterne. L’hélicoptère va permettre une rénovation complète du phare. L’électricité est abandonnée et les deux feux fonctionnent au gaz. L’approvisionnement est plus facile.

En 1996, les panneaux solaires remplaceront définitivement l’installation au gaz.
La première optique est constituée de 6 panneaux avec une focale de 0,25 m. Cette optique tourne sur une cuve à mercure.
Actuellement, l’optique d’horizon d’une focale de 0,25 m est munie d’une lampe halogène de 40 W. La portée est de 10 milles, comme la Jument.
A l’origine, le phare était peint avec des bandes blanches et rouges. Il ne l’est plus actuellement.


Visites

Le phare n'est pas accessible. Il ne se visite pas.