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Les Sentinelles des Mers

Par Guy Detienne


Eckmühl
Pays : France Région : Finistère Sud
Phare actuel.
Situation.
Pointe de Penmarc’h.

Caractéristiques du phare.
Caractéristiques générales (*):
Situation : pointe de Penmarc’h
Latitude / Longitude : 47º47’53'' N - 004º22’021'' W
Monument classé : classé le 23 mai 2011.
Gardienné : non.
Visitable : oui.
NGA / Admiralty : 0308 / D 0890.
Construction (*):
Année de construction : 1893 - 1897.
Matériaux : granit de Kersanton.
Architecte : Bourdelles, Bernard, Ribière et Paul Marbeau.
Entrepreneur : Vabre.
Couleur : pierre.
Hauteur : 64, 80 m.
Forme : tour octogonale.
Nombre d'étages : -
Nombre de marches : 307 (5 + 272 + 13 + 17).
Habitation : oui, en annexe
Eclairage (*):
Optique : double de 30 cm de focale.
Lampe : 2 lampes halogènes.
Puissance : 650 watts.
Couleur : blanche.
Visibilité : 24 milles.
Code : Fl.W. - période 5s.
Hauteur de la lampe : 60 m.
Hauteur sur mer : 64.80 m.
Premier éclairage : 17 octobre 1897.
Electrification : 1897.
Automatisation : octobre 2007.

(*) Les informations contenues dans ce tableau ne peuvent pas être utilisées pour la navigation.

Un peu d'histoire.
En 1882, Emile Allard ingénieur au Service des Phares, établit le programme d'électrification de 46 phares répartis le long du littoral. Le phare de Penmarc'h est concerné. Le projet consistait en placer des feux plus puissants à plus de 60 m au dessus du niveau de la mer.
Le feux de Penmarc'h a une hauteur de 40 m. Le travail est impossible car la base est trop étroite pour être surélevée de 20 m et pour supporter la nouvelle lanterne (le même problème se pose à l'île Vierge). Les plans et les devis de la nouvelle tour sont acceptés le 25 mai 1892 pour un montant de 110.000 francs. Mais un fait nouveau et exceptionnel se produit.
Le 7 octobre 1892, la marquise Adélaïde-Louise d'Eckmühl de Blocqueville décède à Paris. Lors de l'ouverture de son testament, l'on trouve ceci : " Je nomme M. Le Myre de Vilers, ancien gouverneur de la Cochinchine, mon exécuteur testamentaire en tout ce qui concerne le phare d'Eckmühl. Ma première et ma plus chère volonté est qu'il soit élevé un phare sur un point dangereux des côtes de France, non miné par la mer. Mon vieil ami, le baron Baude, m'a souvent dit que bien des anses des côtes bretonnes restaient obscures et dangereuses. J'aimerais que le phare d'Eckmühl fût élevé là .... Je consacre à cette fondation une somme de 300 000 francs, voulant ce phare digne du nom qu'il portera. Sur une plaque de marbre incrustée dans une muraille on inscrira les paroles suivantes : ce phare a été élevé à la mémoire du maréchal Prince d'Eckmühl par la piété filiale de Napoléon-Louis Davout, Duc d'Auerstaedt, Prince d'Eckmühl, son fils unique mort sans enfant et par sa fille Adélaïde-Louise d'Eckmühl, marquise de Blocqueville, également morte sans enfant".
L'offre est intéressante et vient à point. Deux sites sont en balance, Penmarc'h et l'île Vierge. C'est finalement le site de Penmarc'h qui est retenu. Le nouveau phare est construit à 120 m de l'ancien phare.
La construction est voulue monumentale et elle est exécutée en pierre de Kersanton. La tour est placée sur un soubassement carré. Dans son centre, un escalier en colimaçon de 272 marches permet l'accès à une plateforme. De là, 13 marches permettent d'arriver à la salle d'honneur (statue en bronze de Louis Nicolas Davout). Il y a encore 13 marches pour atteindre la lanterne (fermée). La cage d'escaliers est recouverte d'opaline. La construction de bâtiments annexes sont prévus afin d'abriter les logements des gardiens et les locaux techniques. Le tout sera entouré d'un mur.
Les retards s'accumulent, en cause la qualité et l'acheminement des materiaux. L'inauguration prévue le 7 octobre 1895 (5º anniversaire du décès de la Baronne) aura lieu le 17 octobre 1897.
Comme souhaité par Emile Allard, le phare a été directement électrifié. Les alternateurs étaient entraînés par des machines vapeurs alimentés en charbon (125 T / an). Tout ceci était placé dans les locaux techniques. En mai 1929, le phare est relié au réseau électrique.
Au niveau optique, il est le premier a avoir une optique double et il était le plus puissant avec le Creac'h.
Le phare était entretenu par un maître de phare et cinq gardiens. Après mai 1929, le nombre de gardiens a été réduit à 4 et en 1952, ils ne seront plus que 3. Les derniers gardiens partiront le 19 octobre 2007, soit deux jours après le 110º anniversaire du phare.

Visites.
Le phare est accessible et il se visite. En juillet et en août, des visites nocturnes sont organisées.
Pour les heures, tarifs et conditions de visite : voir sur le site. de l'Office du Tourisme ou bien sur la page Facebook .
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