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Les Sentinelles des Mers

Par Guy Detienne


Ar-Men
Pays : France Région : Finistère Sud
Phare actuel.
Situation.
Extrémité de la Chaussée de Sein.

Caractéristiques du phare.
Caractéristiques générales (*):
Situation : extrémité de la Chaussée de Sein.
Latitude / Longitude : 48º03’01'' N - 004º59’50'' W
Monument classé : inscrit au titre des monuments historiques le 31 décembre 2015.
Gardienné : non.
Visitable : non.
NGA / Admiralty : 0248 / D 0852.
Construction (*):
Année de construction : 1867 à 1881.
Matériaux : pierres de taille de grès et de granite.
Architecte : Reynaud Léonce, Paul Joly.
Entrepreneur : -
Couleur : blanche dans sa partie haute, noire dans sa partie inférieure.
Hauteur : 37 m.
Forme : tour tronconique.
Nombre d'étages : 6.
Nombre de marches : -
Habitation : oui.
Eclairage (*):
Optique : optique de 0,25 m de focale.
Lampe : halogène.
Puissance : 250 W.
Couleur : blanche.
Visibilité : 24 miles.
Code : Fl.(3)W. - période 20s.
Hauteur de la lampe : 33.50 m.
Hauteur sur mer : 33.50 m.
Premier éclairage : 31 août 1881 (testé le 18 février).
Electrification : 1988.
Automatisation : 10 avril 1990.

(*) Les informations contenues dans ce tableau ne peuvent pas être utilisées pour la navigation.

Un peu d'histoire.
Lors de l'établissement du rapport d'éclairage des côtes en 1825, il est décidé de construire un phare à la Pointe du Raz (La Vieille) et à l'île de Sein. Cet alignement devait permettre d'éviter la Chaussée de Sein (suite de récifs sur près de 19 km). Mais ce ne fut pas le cas.

L'histoire d'Ar-Men commence le 24 septembre 1859 avec le naufrage de la frégate Sané sur les rochers de la Chaussée de Sein. Il faut absolument mieux baliser cet endroit.
La première idée a été la mise en place d'un bateau-feu. Mais ce projet n'est pas réalisable. Les courant sont trop forts.

La construction d'un phare en mer demande une roche suffisamment grande pour pouvoir y monter un édifice. En début 1860, trois roches sont trouvées. Mais une seule roche "Ar-Men" est suffisamment grande et elle émerge à 4,2 m aux grandes marées.
L'année suivante, les ingénieurs qui se sont rendus sur place ont la conviction que le travail n'est pas réalisable.
Le projet n'est pas abandonné et, en 1865, l'ingénieur Paul Joly se rend sur place. La roche Ar-Men, la moins mauvaise solution, est noyée en permanence. De plus, elle est trop petite pour une telle construction et l'accostage y est difficile.
La Marine et la Commission des Phares n'abandonnent pas le projet. En août 1866, Paul Joly retourne prés de la roche et il établit des croquis.

Les travaux commencent en 1867. Le premier travail consiste à percer la roche. Dans ces trous d'environ 40 cm de profondeur, on y scelle des barres de fer. Le travail se fera en deux ans, soit 26 heures de travail effectif, 26 accostages et 55 trous de percés. Le travail est difficile et dangereux.
En mai 1869, les premières pierres sont posées. Cette année, les ouvriers n'ont travaillé que 42 heures.
Enfin, le 18 février 1881 soit après 14 années de travaux, le feu est testé. Il sera officiellement mis en service le 30 août.
Les ingénieurs sont inquiets, la tour est très haute et la roche est aussi large que la base du phare. Le bâtiment ne sera pas assez stable pour résister aux tempêtes. Léon Bourdelles, directeur des phares, décide de renforcer la base et ainsi l'alourdir. Ce travail, commencé en 1897, se termine en 1902. Il aura fallu 33 ans au total pour construire Ar-Men.

Si la construction du phare a été difficile, sa gestion le sera également. Les conditions de travail des gardiens (les quarts de nuit), les relèves (qui ne seront pas toujours possible, en 1922 les 3 gardiens sont restés 89 jours sans être ravitaillés), la vie lors de tempêtes et les réparations des dégâts donneront à ce phare le surnom "d' Enfer des Enfers".
Parmi les accidents imprévus, on peut citer la noyade d'un gardien (emporté par une vague) en 1921 et l'incendie dans la cuisine en 1923.
Lors de la seconde Guerre, l'occupant a imposé la présence de trois militaires dans le phare et ceux ci fixaient les moments durant lesquels le phare était allumé.

La modernisation du phare a débutée en 1950. Il a été automatisé le 10 avril 1990. Depuis, il est seul au bout de la Chaussée de Sein. Les entretiens et dépannages se font par hélitreuillage.
Le 2 juin 2014, le feu de secours d'Ar-Men cesse de fonctionner. La Chaussée de Sein reste dans le noir. Les techniciens refusent d'intervenir dans le phare à cause de la présence d'amiante et de mercure. Le 25 juin, le phare est remis en service.
Depuis 1990, l'état du phare se dégrade. Des fissures apparaissent, la rambarde a presque disparue entièrement et que dire de l'intérieur, personne ne le sait. Le phare a été inscrit au titre des monuments historiques le 31 décembre 2015.

Visites.
Le phare n'est pas accessible et il ne se visite pas.
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