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Les Sentinelles des Mers

Par Guy Detienne


Histoire des phares français.  

De tout temps, les navigateurs ont été confrontés au même problème, l'approche nocturne des côtes. De jour, ils avaient des points de repères connus (les amers) mais de nuit, ils devaient s'écarter des côtes au risque de faire naufrage.

Aux environs des ports des bûchers étaient allumés lors de l'arrivée prévue d'un navire. A la fin du 17° siècle, Colbert et Vauban ont eu l'idée d'un programme d'éclairage des côtes. Ce programme était surtout destiné aux ports militaires. Seul le phare de Cordouan balisait la côte Atlantique. C'est ainsi que fut décidée la construction des phares des Baleines et de Chassiron.

Ce n'est qu'au 19° siècle, qu'un vaste programme est mis sur pied, le " programme de 1825 ". L'idée était de "repousser les limites de la nuit". Ce projet, qui s'appuyait sur les relevés de Beautemps-Beaupré, organisait la signalisation des côtes françaises en construisant 51 phares dont 28 de premier ordre, 5 de second ordre, 18 de troisième ordre et un complément de 40 feux de port.

Les feux de premier ordre étaient répartis uniformément sur la côte de manière à avoir toujours un feu fixe entre deux feux tournants à fréquences différentes.
La personne la plus importante ayant contribué à ce vaste programme est Léonce Raynaud. Architecte, ses plans ont permis la réalisation de plus de 130 phares. Il en contrôlera les édifications.

Mais ces constructions n'auraient servi à rien s'il n'y avait pas eu un bon éclairage. Au départ, on brûlait de l'huile puis du charbon. Mais la portée était réduite. La clé de voute du projet a été Augustin Fresnel (puis son frère Leonard, après le décès d'Augustin).Il a mis au point un système de lentille qui porte son nom. Ce système permet de concentrer la lumière pour en augmenter la puissance ce qui eu comme effet d'en augmenter la portée. De plus, il a réalisé les feux tournants. Il s'agit d'effectuer une rotation temporisée des optiques. Chaque phare sera ainsi reconnaissable par la fréquence de ses éclats.

Mais les budgets vont manquer et la construction sera échelonnée jusqu'en 1880.
Ce programme sera complété par la construction d'une vingtaine de phares en mer (entre 1855 et 1916), réalisation plus difficile. Je ne citerai qu'un exemple, celui d'Armen qui a duré 14 ans…
D'autres phares seront construits plus tard pour compléter le balisage.

A la fin de la seconde guerre mondiale, de nombreux phares seront détruits ou fortement endommagés. Ils seront tous reconstruits.

Depuis la fin du XX° siècle, la presque totalité des phares sont automatisés. Cela a permis de réduire les frais. Mais cela a également été le début de la lente dégradation de ceux-ci. Les gardiens n'étant plus présents, les réparations sur l'édifice ne seront plus effectuées. Seul l'entretien de la partie optique sera maintenu. Un gardien de phare à la retraite a dit : "Un phare automatisé est un phare mort".

De nombreuses améliorations ont été apportées ces dernières années comme les diodes électroluminescentes (réduction de la puissance consommée et durée de vie très longue), les éoliennes seront remplacées par des panneaux solaires….

Les phares de premier ordre ont leur utilité remise en question depuis l'utilisation du GPS.
Les phares accessibles sont confiés à des collectivités locales ou des entreprises privées. Ils ont pour mission d’entretenir le site et d'organiser les visites au public.

Quant aux phares en mer (donc non accessibles), personne ne voudra investir dans l'entretien car cela ne serait pas rentable. La seule solution serait de les classer monuments historiques. Mais cela est un autre problème …